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Ouzbékistan : retour sur les événements d'Andijan et bilan sur la situation des droits de l'homme
Jeudi 10 mai 2007 à 11h00

Intervenants
Nuriddin Nizamuddinov Réfugié politique aux Pays-Bas

Nadejda Atayeva Réfugiée politique en France, présidente de l'ONG Droits de l'Homme en Asie Centrale

Craig Murray* Ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Ouzbékistan

Monique Selim Anthropologue, Directrice à l'Institut de Recherche pour le développement


" Le 14 mai 2007, le Conseil de l'Union européenne doit à nouveau statuer sur l'Ouzbékistan et déterminer si les sanctions portant sur l'interdiction de visa pour certains hauts responsables ouzbekhs, ainsi que l'embargo sur la vente d'armes, doivent être maintenues. Les sanctions avaient été mises en place par l'Union Européenne quelques mois après la répression massive de manifestants pacifiques à Andijan le 13 mai 2005. Cependant, l'année suivante et malgré la détérioration de la situation des droits de l'homme et le refus du gouvernement ouzbek de coopérer, l'Union européenne allégeait ces sanctions. Depuis, le président Islam Karimov refuse systématiquement l'entrée dans son pays à tous experts indépendants. Aucune enquête n'a donc pu être menée afin d'établir la vérité et identifier les responsables.

A l'occasion de cette conférence de presse, Nuriddin Nizamuddinov témoignera sur les événements d'Andijan. Le documentaire Andijan fusillé (juillet 2005, 10 mn) de Shahida Tulaganova, sera également projeté. Mme Atayeva, Présidente de Droits de l'Homme en Asie Centrale, présentera son rapport annuel sur la situation des réfugiés ouzbeks. Quelques jours avant la réunion du Conseil de l'Union Européenne, ACAT-France, Amnesty International France et Droits de l'homme en Asie Centrale, extrêmement préoccupées par le sort de la population victime du régime répressif d'Islam Karimov, exigent de la communauté internationale, et notamment de l'Union européenne, qu'elle fasse pression sur le président ouzbek afin qu'il mette immédiatement un terme à la répression et qu'elle reste vigilante dans ses demandes au gouvernement ouzbek. "

* Craig Murray, ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Ouzbékistan, a été révoqué en 2004 pour avoir dénoncé contre l'avis de son gouvernement les violations des droits humains dans ce pays.


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