M. Christian Chesnot Journaliste, Radio France
M. Georges Malbrunot Journaliste au Figaro
Tout cela, ils le racontent dans ce livre, témoignage de ce qu’ils ont vécu : le dialogue singulier avec leurs ravisseurs, les coulisses de la mobilisation de l’appareil d’État, les révélations sur les démarches secrètes en France et en Irak, les bavures, les protagonistes, les confrontations, les dessous de l’affaire « Julia »… autant de zones restées jusqu’ici sans réponse.
Au-delà, de leurs émotions, les deux auteurs nous confient leurs préoccupations profondes jusqu’à leur relation à Dieu, au cours de leur captivité. Soucieux de dire ce qui n’a que peu été exprimé jusqu’alors, ils puisent au cœur d’eux-mêmes pour livrer leurs réflexions les plus intimes. Car si tout otage possède plus que quiconque la conscience aiguë du retour à la vie, il ne peut vivre son sort que de façon singulière. Suffit-il en effet de recouvrer la liberté et de rejoindre les siens pour quitter le statut d’otage ? Surtout lorsque, comme Christian et Georges, on vit entre deux cultures, deux langues, deux religions, deux pays ? De quel prix un journaliste de terrain paie-t-il sa liberté ? Quelles sont les limites du fameux syndrome de Stockholm ? Comment s’opère le retour à cette vie qu’on appelle normale ? Revient-on indemne d’un tel choc psychologique ? Retrouve-t-on êtres, lieux et choses aussi aisément que l’on aimerait le croire ?
Ces questions, et beaucoup d’autres, les deux auteurs les abordent ici.
Ils ne se contentent pas d’y raconter leur histoire, aussi forte soit-elle. Ils ont mené leur propre contre-enquête auprès des principaux acteurs de l’ombre, et livrent au quotidien le secret des négociations souterraines, l’action des services spéciaux comme celle des politiques et de l’ensemble du processus qui a abouti à leur libération.
Au-delà du récit évènementiel, Christian CHESNOT et Georges MALBRUNOT nous invitent à réfléchir sur quelques questions fondamentales telles que la condition de journaliste en temps de guerre, sur les limites de la liberté d’informer ou encore sur la condition d’otage ?"





















